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Maladies auto-immunes : quel lien avec l’alimentation ?

Maladies auto-immunes : quel lien avec l’alimentation ?
Suren Bahidsky Suren Bahidsky
Journaliste, consultante médicale
Sujet: Mode de vie

Il n’existe pas un seul autre groupe de maladies tellement insidieux que celui des maladies auto-immunes.  

Leur traitement et leur guérison sont très compliqués, l’alimentation inappropriée ne fait qu’aggraver la situation.

En cas de maladies auto-immunes, l’organisme attaque systématiquement soi-même, il lance donc par erreur une offensive contre ses propres cellules. Qu’il s’agisse du pancréas comme dans le cas du diabète de type I, de la gaine de myéline dans le cas de la sclérose en plaques, ou des tissus articulaires dans le cas de l’arthrite rhumatoïde – en cas de n’importe quelle maladie auto-immune c’est toujours le système immunitaire qui se révolte.

Fausse alarme

Selon la définition toute maladie auto-immune (sclérose en plaques, diabète de type I, vitiligo, hypothyroïdie, arthrite rhumatoïde) a pour caractéristique la présence d’une anomalie immunitaire, le système immunitaire confond les propres protéines avec des protéines étrangères. Ces dernières sont au fait des molécules de protéine, appelées antigènes. Mais qu’est-ce que tout cela a à voir avec ce qu’on mange ? Il a été découvert que les antigènes qui retournent le système immunitaire contre ses propres cellules peuvent se trouver dans les aliments. Le professeur T. Campbell explique dans son livre Le rapport Campbell que lors du processus digestif certaines protéines peuvent pénétrer dans la circulation avant leur décomposition parfaite en acides aminés. Le système immunitaire considère ces résidus protéiniques non digérés comme intrus, il en crée des empreintes afin de les tuer, c’est-à-dire que les mécanismes immunitaires autodestructeurs peuvent être déclenchés.

La protéine coupable

Plusieurs recherches ont établi qu’il y a un rapport entre le lait de vache et les différents taux d’antigènes. Le lait de vache est par exemple un aliment qui est capable d’imiter beaucoup de protéines de notre organisme. Bien que le système immunitaire utilise des mécanismes bien affinés pour décider quelles protéines passent pour intrus et quelles sont celles à laisser tranquilles. Dans le cas des maladies auto-immunes, ces processus complexes subissent une anomalie d’une manière jusqu’ici inconnue. Le professeur Campbell écrit qu’en cas de diabète de type I le système immunitaire attaque les cellules du pancréas qui sont responsables de la production d’insuline. « Ce que la plupart des gens ne savent pas pourtant c’est qu’il existe des preuves sérieux confirmant que la maladie a un rapport étroit avec l’alimentation, et avant tout avec les produits laitiers. Le système immunitaire n’est pas capable de différencier les fragments du lait de vache et les cellules du pancréas, il les tues donc tous. »

Conclusion

Les maladies auto-immunes ont tendance à affecter les mêmes personnes. Il a été déjà établi que la sclérose en plaques et le diabète de type I se manifestent par exemple simultanément chez certains. De plus, la sclérose en plaques peut se conjuguer – du point de vue géographique aussi bien que personnelle – d’autres maladies auto-immunes, telles que le lupus, le myasthenia gravis, la maladie de Graves. Malheureusement, les protéines du lait soutiennent fortement les processus auto-immuns, et contiennent des inhibiteurs de protéase, en contribuant ainsi au syndrome perméable. Elles bouleversent l’état de la flore intestinale, de plus, le lait de vache peut provoquer des réactions croisées avec le gluten, il peut donc déclencher la production des antigènes chez les personnes sensibles au gluten.

Source :

Dr. T. Campbell: Le Rapport Campbell (The China Study)

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